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Promouvoir le vélo

Promouvoir le vélo

Depuis plusieurs années la ville de Chatou a proposé des aménagements cyclables sur sa voirie sous forme de marquages au sol ou couloirs indépendants, en tenant compte des contraintes et besoins de la circulation et conformément au code de l’Environnement.

 

Mais l’augmentation du nombre d’itinéraires cyclables et la mise à disposition d’équipements urbains (bornes de stationnement, zones limitées à 30km/h …) ne se sont pas traduit par une augmentation significative de la pratique du vélo en ville : à Chatou comme dans nombreuses villes françaises l’utilisation du vélo représente moins de 5% des déplacements quotidiens. Si ces aménagements de voirie ont été une condition nécessaire et préalable à la pratique du vélo en ville, ce chiffre de 5% montre  qu’ils n’ont pas été une condition suffisante pour accroître cette pratique.

 

Même si la part des déplacements en voiture s’infléchit et ralentit depuis 2008 l’hégémonie de la voiture perdure :

  • plus de 70% des personnes utilisent une voiture pour se rendre sur leur lieu de travail selon les statistiques publiées par le commissariat général au plan ;
  • en 2012, 50 % de nos déplacements de moins de deux kilomètres se font en voiture ;
  • un tiers des écoliers va à l’école située à quelques centaines de mètres du domicile en voiture.

 

Devant ce constat, comment à Chatou pouvons-nous commencer à inverser les logiques actuelles des mobilités et déplacements, passer d’une politique contrainte à une politique volontaire de développement de l’usage du vélo  sur notre territoire ?

 

Changer l’image du vélo

 

Par des campagnes locales répétées la ville doit présenter l’usage du vélo urbain comme un mode de déplacement à part entière et non comme une simple activité de loisir ou de tourisme. Les aménagements réalisés sur les bords de Seine à Chatou et dans les communes limitrophes n’ont pas permis de changer cette image, considérée comme positive par une grande majorité de la population, et de prolonger son usage ludique (activités sportives, de loisir ou de détente)  par un usage utilitaire (déplacements quotidiens).

 

Connaître les demandes des utilisateurs actuels ou potentiels, comprendre leurs logiques individuelles (temps de trajet, coût, confort, risque d’accident ou de retard, souplesse horaire, utilisation d’un ou de plusieurs mode de déplacement…) doit permettre de développer ou relancer la pratique du vélo en ville.

 

Un enjeu pour tous

Mettre en place une politique de développement du vélo c’est prendre conscience que la solution du tout-voiture est une impasse surtout en centre-ville, qu’aucun mode de transport ne doit être négligé pour favoriser la mobilité de tous dans la ville et rendre à chacun le droit d’accéder à son lieu de travail, de scolarité ou de loisirs.

 

C’est aussi relever le défi du pouvoir d’achat : le budget « transports » est aujourd’hui le 2e budget des ménages et des familles. L’usage régulier du vélo fait partie des réponses fortes et durables quant au pouvoir d’achat de tous nos concitoyens.

 

C’est également le défi de la santé : nos habitudes de transport ne sont pas sans conséquences sur notre santé. Le vélo a des effets positifs avérés sur l’appareil cardio-vasculaire, la tension, le diabète, l’ostéoporose, le stress, le surpoids, les dépressions, … et ouvre un champ d’économies réelles dans le financement de la protection sociale.

 

C’est bon pour notre environnement. Pas de bruit, pas d’infrastructures démesurées et destructrices du cadre de vie. Pas de rejets de GES (sauf un peu de CO2, le cycliste respire…eh oui !). Les cyclistes sont deux à trois fois moins d’exposés à la pollution qu’en voiture (6 mg/m3 d’exposition au monoxyde de carbone à vélo contre 14 mg/m3 en voiture).

 

C’est repenser aussi l’aménagement de la voirie publique vers un apaisement de la circulation générale et un abaissement des vitesses (ville à 30 km/h, circulation à contre sens) et donc une diminution importante des risques pour tous les usagers dont, tout particulièrement, les piétons. Les aménagements pour les vélos (pistes, cheminements, stationnement…) ne requièrent que peu d’espace, denrée de plus en plus rare dans la ville. De plus ils sont peu coûteux comparativement aux budgets de réfections de nos voies urbaines.

 

C’est enfin renforcer le vivre ensemble car l’usage du vélo, solution mobilité pour un large public (enfants et de nombreuses personnes âgées), permet de développer des liens quotidiens apaisés entre usagers de l’espace urbain. Il contribue immanquablement à plus de convivialité, d’humanité, de rencontre et d’échanges.

 

La municipalité nouvelle, pour renforcer la pratique du vélo à usage quotidien, s’engage à accroître sensiblement à la gare RER et dans les quartiers l’offre de stationnement vélo et à le sécuriser. Dans le cadre de la rénovation du pôle gare RER, l’implantation d’un commerce de réparation et d’entretien de cycles serait un plus.

 

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